Reflets du monde réel

Reflets du monde réel…

La Perception sensorielle reflète le monde réel, mais n’est pas la réalité.

 

Platon, qui remettait déjà en cause la fiabilité de nos perceptions, à son époque, disait : « Nous ne percevons qu’une ombre de la réalité ». En effet, nous sommes enchainés à nos sens qui ne nous donnent qu’une partie de la réalité.

 

Proportionnellement à la quantité d’informations traitées, les erreurs du cerveau sont relatives, le taux d’erreur est faible.

Mais, existant… et ne rendant pas, pour autant, l’information fiable.

 

Si le cerveau fiche les informations, les stocke et les réutilisent pour d’autres interprétations, la qualité et la pertinence de ces fiches sont primordiales.

 

Toutes les analyses se font du cerveau à partir des informations stockées en mémoire. Le cerveau se réfère à toutes les perceptions passées pour établir une relation avec la nouvelle information perçue.

Le cerveau puise donc dans divers partie de la mémoire, dans plusieurs mémoires, puis il synthétise son analyse pour émettre un résultat.

 

Le système d’analyse prend en compte toutes les informations existantes (stockées), ces éléments sont variables et divers.

Il peut s’agir d’une référence isolée (à l’énoncée d’une nouvelle information sur une personne, par exemple l’annonce d’une naissance, le cerveau cherche à identifier l’information, il récupère une fiche existante et met à jour…), d’un ensemble, d’un concept global. Le cerveau identifie l’information et prend en compte différentes fiches pour identifier la nouvelle information (un objet dans le ciel : le cerveau cherchera dans ses fiches toutes les informations qui se rapportent à ce que les sens perçoivent, il réagira en donnant un résultat : avion ou étoile, résultant d’une analyse global de l’évènement)

 

Alors, mieux le cerveau est informé et mieux il analyse. Ainsi la fiabilité de son interprétation dépend en majeur partie du contenu des mémoires

 

 

 

Informations conditionnées

Interprétation basée sur l’Individu, ses souvenirs...

 

La mémoire contient toutes les informations qui ont été perçues par les sens, volontairement et involontairement. Ainsi, en regardant une personne involontairement notre cerveau à mémorisé la couleur de sa tenue, un détail de l’environnement à proximité…

 

Il s’agit donc d’informations qui peuvent remonter loin dans le passé, ou être récentes, et qui ont été stockées dans la mémoire.

Il peut s’agir de toutes sortes d’informations réceptionnées par les sens. Le contenu de la mémoire varie donc avec chaque individu.

Ainsi nous pouvons dire qu’il y a autant de mémoire, de perception qu’il y a d’individu.

 

Nous avons vus que la mémoire est un système complexe, c’est un processus qui fait appel à de multiples mécanismes cérébraux. Nous savons que les souvenirs ne sont pas stockés en un seul endroit, et que le souvenir correspond à un cheminement précis entre plusieurs neurones.

 

Une information ou un souvenir n’est pas contenu dans un neurone. C’est un circuit de connexions particulier, qui fait le souvenir ou une information susceptible de restituer un souvenir. En effet, une information peut être le résultat de différentes connexions.

 

Lors de la mémorisation des circuits nerveux sont modifiés.

L’apprentissage nécessite une plasticité neuronale.

Lors de l’apprentissage d’une nouvelle information, tout un ensemble de neurones est activé. Un nouveau réseau nerveux est utilisé.

Plus cette information est répétée, plus ce réseau est sollicité. Ainsi, par la répétition, plus ou moins fréquente, nous sélectionnons et renforçons les liaisons entre les zones neuronales. Plus le circuit neuronal a été façonné, plus il sera facile de se remémorer un souvenir, une information.

 

L’apprentissage s’appuie donc sur un câblage préexistant.

 
 
 
 
 
 

Nous savons que dès les premières lueurs de la vie, l’Homme a un potentiel qu’il développe par le savoir et l’usage.

L’évolution nous a apprit notre condition et son adaptation à l’environnement.

 

Au stade de fœtus (fin du 2e mois de grossesse) (maturation et croissance) les systèmes et les organes se sont formés. Le goût et la sensation du toucher apparaissent dès la 4e semaine, se succèdent ensuite la vue et l’audition. D’après des études il semblerait que le fœtus soit capable d’apprendre. On évalue ainsi sa mémoire à long terme à moins 24 heures et sa mémoire à court terme à 10 minutes.

 

 

Ainsi, très tôt l’Homme acquière ses sens, sa mémoire…

D’après ses conditions (environnement, appartenance socioculturelle…) et tout u long de sa vie (enseignements, expériences…) l’Homme alimente sa mémoire et la réutilise inconsciemment pour définir son environnement…

 

Il apparait donc que nos perceptions sont limitées par notre connaissance.

Il faut alimenter la mémoire d’informations pertinentes, diverses, nombreuses et justes pour obtenir un raisonnement partial, un résultat optimal au plus près de la réalité.

 

Il est donc important de souligner que l’apport de chaque individu influence d’une manière générale sa perception des choses et du monde.

 

En effet, c’est l’individu qui alimente ses mémoires avec un potentiel vaste et pertinents d’informations. Il convient donc de fournir les bonnes données pour obtenir le meilleur résultat.

Or, les choses sont loin d’être parfaite.

L’individu est conditionné dès les premiers moments de la vie à un monde que d’autres lui enseignent, lui dictent.

Prenons la langue dite « maternelle », elle est acquise presque de manière inconsciente car c’est une information conditionnée et codée dès le début. L’entourage de l’enfant incite l’information par répétition pour l’apprentissage des gestes, des mots, des choses…

 

Ainsi l’individu est conditionné.

Il assemble une série d’informations relatives à son expérience, ses souvenirs pour déterminer ce qu’il perçoit : sa perception est donc conditionnée et il conditionne lui-même sa perception.

 

 

 

Informations façonnées

La perception dépend de l’individu… Elle est conditionnée par lui.

 

Les individus sont peu nombreux à être conscient de cette emprise que chacun à sur sa perception du monde, de tout… de la réalité…

 

Pourtant, en étudiant, même sommairement, le système qui nous permet de comprendre la perception, nous nous rendons compte que nous basons toutes nos certitudes sur la réalité sur des informations que nous avons-nous même influencées…

 

Hormis les maladies et les cas imputables au système, les erreurs du cerveau sont dues essentiellement à une mauvaise manipulation de l’information.

 

En effet, nous savons que si les « fiches » du cerveau sont incomplètes ou erronées, l’information finale, le résultat, la réponse le sera d’autant.

Ainsi, les préjugés trouvent aussi leur origine dans un traitement incorrect de l’information. Une information mal traitée induit un jugement inexact.

Dans un tel cas, l’individu n’a pas conscience de son erreur puisque la réflexion est induite par le cerveau après l’analyse des premiers stimuli.

Le cerveau analyse dans un premier temps et très rapidement les informations provenant des sens pour identifier l’information perçue, puis transmettant déjà les premiers résultats, le cerveau poursuit des connexions pour rechercher davantage de réseaux en relation avec cette information.  .

 

Dans le système complexe de la perception, certains facteurs sont prépondérants dans le comportement. Certains stimulus engendrent des associations d’informations qui, non contrôlées, peuvent induire des erreurs de perception, des perceptions trompeuses…

Ce qui indique alors un accès restreint à une perception au plus juste, au plus près de la réalité.

 

Ainsi, les peurs sont codés et empêche l’individu de compléter la fiche qui lui permettrait d’avoir une meilleur perception du sujet de sa crainte. C’est ce qui explique aussi que l’individu soit capable de surmonter ses peurs (réajustement de l’information).

 

L’amygdale est un neurone du cerveau (en forme d’amande) impliquée dans les émotions, et en particulier dans la peur et l’agression. Proche du lobe temporal, en avant de l’hippocampe, l’amygdale fait partie du système limbique.

 

Il existe deux circuits de la peur :

 

-         Une voie courte : qui active une réponse quasi immédiate.

Traitement sensoriel -> thalamus -> amygdale -> réponse

 

-         Une voie longue : renforcement de l’action amygdalienne, ou ralentissement, maintient ou arrêt des réponses corporelles.

Traitement sensoriel -> thalamus -> cortex cérébral -> hippocampe/amygdale -> réponse

 

L’un des deux noyaux de l’amygdale (complexe qui comprend 3 groupes de noyaux selon leur connectivité) est connecté avec le thalamus et le cortex pour la réception et l’hippocampe pour la mémoire et la motivation.

Le conditionnement à la peur maintient la peur lorsque le stimulus s’estompe.

Ainsi l’amygdale perçoit la peur, mais aussi toutes les modifications corporelles qu’elle entraine.

Elle est également impliquée dans l’origine des phobies.

La peur conditionnée est à la base de nombreux troubles anxieux. En effet, pendant le conditionnement, certains circuits internes de l’amygdale peuvent être renforcés pour créer une trace (mnésique) de cette peur conditionnée. Cette trace est résistante, parfois permanente.

Dans un raisonnement logique, toute action juste provient de réflexions justes. Cependant, l’analyse de nos systèmes de perception sensorielle se base sur des ensembles d’informations conditionnés. En effet, notre perception est le reflet d’assemblages, tous issus de notre mémoire, de nos souvenirs.

 

On peut donc dire qu’il y a autant de version que d’individu, donc autant de réalité que d’individu.

En somme, nous voyons de la réalité ce dont nous avons accès.

 

Notre perception de la réalité dépend de nous, des informations dont nous disposons.

La réalité que nous connaissons à travers nos sens, est le résultat de notre mémoire collective. (Tout groupe social perdure grâce aux  informations transmises, au fil des générations (deux modes oral et écrit) et constituent la mémoire collective)

 

Cette réalité est donc subjective.

Elle est relative.

Nous distinguons finalement une image de la réalité, nous interprétons des signaux, des messages, en se référant au passé, à nos expériences… notre histoire.

 

Notre perception sensorielle ne peut donc pas, à elle seule, répondre à l’analyse de l’information.

 

 

A consulter 2e partie …

La réalité perçue.

Une réalité conditionnelle

 

 

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