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Perception sensorielle

Notre Perception de la Réalité.

 

Notre perception…

 

Nous percevons ce qui existe à travers des processus de recueil et de traitement. Il existe, en chacun de nous, un système unique, individuel, qui, mieux qu’une machine, reçoit, analyse et répond à une information.

 

La réalité qui nous est accessible est donc celle que nous percevons…

 

La Perception sensorielle

L’Homme ne connait la réalité qu’à travers ses 5 sens.

 

La perception est le phénomène qui relie le vivant au monde et à l’environnement. Elle est le processus de recueil et de traitement de l’information sensorielle.

La perception sensorielle est la perception immédiate livrée par les sens.

L’Etre Humain dispose de cinq sens, lui permettant de percevoir le monde extérieur. Il existe plusieurs type de perceptions, à partir des cinq sens…Perception visuelle, auditive, gustative, mais aussi, olfactive, tactile, temporelle… perception de l’espace et du temps.

 

La perception est donc la réaction d’un sujet à une stimulation extérieure, se manifestant par des phénomènes chimiques, neurologiques au niveau des organes des sens et au niveau du système nerveux. 

 

Perception, en latin percipere, prendre ensemble.

 

 

L’ouïe

Entendre…

 

Les sons sont crées par une vibration (perturbation dans l’air). Pour être perçue, la vibration voyage dans l’oreille jusqu’au cerveau.

Notre oreille comprend le pavillon et le conduit auditif.

Le pavillon a une forme qui capte et canalise les vibrations vers la caisse du tympan.

 

La caisse du tympan augmente l’intensité de la vibration.  Celle-ci devient mécanique, puis est transmise à l’oreille interne.

La force vibratoire provoque le mouvement des 3 osselets : le marteau, l’enclume et l’étrier.

Le mouvement de l’étrier transmet les vibrations à travers la fenêtre ovale jusqu’à l’oreille interne (labyrinthe).

L’oreille interne contient deux liquides : l’endolymphe, qui contribue au contrôle de l’équilibre et la périlymphe, chargée de recevoir les vibrations sonores.

Dans la périlymphe, les vibrations provoquent des ondes sonores, ondes de pression qui leurs permettent de passer la cochlée, la partie la plus délicate de l’oreille. Les vibrations bougent les cils microscopiques qui composent la cochlée, ce qui active l’influx nerveux.

Celui-ci charge l’information et la transmet au nerf auditif, jusqu’au cortex  auditif du cerveau.

Les vibrations sont alors reconnues et perçues comme des sons.

 

 

  

 

 

Le goût

 

La langue est composée de nombreux organes sensoriels, les papilles.

Les cellules se régénèrent tous les dix à quatorze jours. Ils contiennent les récepteurs gustatifs permettant de distinguer 4 saveurs fondamentales : sucré, salé, amer et aigre.

 

Certaines cellules fonctionnent comme des récepteurs sensoriels et transmettent au cerveau les informations chimiques correspondant aux caractéristiques gustatives.

Chacune des cellules à une forme unique, correspondant à un type de signal.

Les signaux sont transportés principalement par 3 nerfs crâniens.

La bouche et la gorge participent aussi à l’élaboration du goût, ainsi que la vue et l’odorat de manière indirecte. Ainsi nous savons que des expériences simples permettent de mettre en évidence que différents sens sont nécessaires à l’être humain pour distinguer un goût…

 

 

 

Le toucher

 

C’est un sens indispensable à l’etre Humain, qui lui permet d’être en contact avec son environnement. .

Le sens du toucher est dû à la présence de nombreux récepteurs et corpuscules situés sous la peau.  Ils reçoivent les informations comme la chaleur, le froid, la pression ou la douleur.

 

Les corpuscules de Pacini, corpuscules du derme (hypoderme) transmettent les informations relatives au tact et à la pression. Il informe le cerveau des mouvements du corps.

Les corpuscules de Meissner, situées surtout dans la pulpe des doigts, transmettent des informations relatives au tact.

Les corpuscules de Ruffini et de Krause, les plus mystérieuses, sont entourés de tissus et de fibres nerveuses, sensibles au froid, au chaud, à la pression et à la douleur.

 

L’épiderme contient un réseau de terminaisons nerveuses libres, qui transforme les informations des récepteurs sensoriels en influx nerveux électriques.

Les informations sont véhiculés par des fibres nerveuses  jusqu’à la moelle épinière, qui les transmet au cerveau.

 

 

 

 

L’odorat

Sentir…

 

La taille des molécules émises par les substances odorantes influe sur la longueur du trajet qu’elles peuvent accomplir.

 

Ainsi les molécules volatiles, plus légères, voyagent donc plus vite. Ces molécules pénètrent le nez et atteignent la membrane olfactive (un tissu) qui contient de nombreuses cellules réceptrices.

 

Chaque dimension de molécules sensibilise une cellule réceptrice particulière. Celle-ci déclenche un influx nerveux, qui transmet les informations jusqu’au cerveau par l’intermédiaire d’un os très fin (lame criblée).

Des bulbes olfactifs qui se situent derrière l’os, distribuent les influx au cerveau de façon ordonnée.

 

Le cerveau peut identifier des milliers d’odeurs différentes.

 

 

 

 

 

 

 

La vue

Voir…

 

Le processus de la vision est complexe… 

Observer et analyser l’environnement par la réception et l’interprétation des rayonnements lumineux.

 

Des rayons lumineux frappent et se réfléchissent sur les objets.

Ces rayons pénètrent ainsi dans l’œil et s’infléchissent lorsqu’ils traversent la courbure de la cornée. (Réfraction) La lumière passe donc par la cornée.

 

L’iris (partie colorée de l’œil) et la pupille (tâche noir au centre de l’iris) régulent l’entrée de la lumière. Les muscles de l’iris s’adaptent constamment pour réguler la quantité de lumière à laquelle la pupille est exposée.

 

La lumière ainsi filtrée traverse la pupille puis le cristallin. 

Le cristallin infléchie les rayons lumineux et les inverses.

L’image de l’objet est alors projetée à l’envers sur la rétine (¤).

La rétine transforme l’énergie lumineuse en messages électriques qui sont transmises au cerveau par le nerf optique et le chiasma optique. (Structure en forme de x)

Le chiasma véhicule les messages du côté opposé du cerveau dans les bandelettes optiques.

Les fibres de la rétine se croisent pour rejoindre la bandelette optique du côté opposé (les 2 nerfs optiques (droit et gauche) s’entrecroisent au niveau du chiasma.) et se prolongent jusqu’au thalamus. Le thalamus contient des fibres qui relaient les messages jusqu’au cortex visuel du cerveau.

 

Le cortex reforme une image tridimensionnelle.

 

¤ La rétine est composée de nombreuses cellules photosensibles, les photorécepteurs : bâtonnets et cônes, et de neurones.

La lumière constituée d’ondes électromagnétiques est convertie en impulsions électriques par les constituants de la rétine.

 

Les bâtonnets : (Environ 120 millions) en plus grand nombre, ont pour fonction principale la vision en lumière crépusculaire. (vision noir et blanc)

 

Les cônes : (Environ 10 millions) contiennent de la rhodopsine, responsable de la vision des détails et des couleurs.  

L’être humain dispose de 3 types de cônes reconnaissant 3 types de pigments, correspondant à des longueurs d’onde.

Rouge : grandes longueurs d’ondes,

Vert : moyennes longueurs d’onde et

Bleu : courts longueurs d’onde.

 

Il existe un quatrième type qui est une exception génétique assez rare.

            L’œil est donc sensible uniquement à 3 couleurs. C’est le traitement et la recombinaison de ces 3 stimulations par le cerveau qui donne la sensation des autres couleurs.

 

L’absence d’une ou plusieurs types de cônes dans l’œil rend insensible aux types de couleurs d’ondes correspondants (daltonisme).

 

Au-delà (infrarouge) et en deçà (ultraviolet) de ces longueurs d’ondes, nous ne voyons pas.

 

 

Les limites visuelles, les ultraviolets et infrarouges invisibles, la vision daltonienne

L’Etre Humain dispose donc de différents organes, cellules, systèmes pour percevoir le monde environnant.

Les différents mécanismes de la perception prennent en compte un transmetteur (réception/transmission) et le cerveau qui se charge d’interpréter.

Le  cerveau à un rôle majeur, car il analyse pour traduire l’information, le message, la stimulation.

                    Le cerveau…

 

Le cerveau humain est chargé de percevoir et interpréter le monde extérieur.

 

Il est composé de cellules nerveuses : les neurones, qui forment un réseau de connexions.

 

Toutes les informations, messages ou signaux parvenus au cerveau sont des éléments bruts. Le cerveau analyse, selon le stimulus, pour distinguer, reconnaitre et évaluer.

 

La fonction du cerveau dans le système complexe de la Perception est primordiale, car sans le cerveau les informations recueillies n’auraient aucune signification, aucun sens.

 

Par exemple, dans les fonctions cognitives (psycho acoustique), le cerveau analyse les sons selon leur hauteur et selon leur évolution dans le temps.

Par la corrélation entre les deux oreilles, il permet de situer le son dans l’espace, il permet également, de reconnaitre les personnes et les instruments…

 

D’un point de vue anatomique, le cerveau est divisé en quatre parties, des lobes, nommés d’après les os crâniens les plus proches.

 

Les lobes cérébraux : frontal, pariétal, occipital, temporal et le cervelet ont un rôle dans l’analyse, l’identification et l’action résultante d’une stimulation extérieure.

 

Les fonctions de chaque lobe sont coordonnées par des fibres commissurales intra hémisphériques.

 

Lobe frontal : partie du cerveau responsable de la coordination motrice volontaire.

Coordination musculaire, mouvements rythmiques de la tête et du cou, mastication, léchage, déglutition…

C’est le centre de la pensée la plus évoluée, la mémoire, le raisonnement et la conceptualisation associative.

 

Lobe pariétal : partie du cerveau qui contient les centres qui traitent les impulsions nerveuses liées au sens du toucher.

C’est dans le lobe pariétal que sont traités et analysées les informations liées à la température, la texture, la taille, la forme et le poids.

 

Lobe occipital : partie du cerveau qui contient le centre responsable de la vision.

 

Lobe temporal : Centres de traitement et de mise en relation des sens auditifs (ouïe) et olfactif (odorat).

 

 

Pour comprendre le rôle du cerveau dans le décryptage de l’information, il faut savoir que le système nerveux abrite des dizaines de milliards de cellules nerveuses.

Les neurones sont probablement les plus importants, ils analysent les informations, les transmettent, les conservent en mémoire et organisent la réponse adaptée. 

Les informations sensorielles sont transmises au cerveau par les neurones.

Dans les fonctions simples, certains neurones par exemple commandent les muscles. D’autres réseaux de neurones sont chargés de tâches plus complexes, comme la mémoire, le langage, le raisonnement, le comportement, la concentration, les gestes…

On compte près de 95 milliards de neurones. Il s’agit de cellules uniques et autonomes, même si elles peuvent avoir une action réciproque avec les unes avec les autres.

Les informations circulent dans le cerveau sous forme de messages électriques (les influx nerveux de neurones en neurones) Il s’agit d’une sorte de relai de l’information.

 

Les informations passent dans le neurone depuis les dendrites, elles vont dans le corps cellulaire où elles sont traitées puis elles naviguent dans l’axone, jusqu’aux synapses.

 

Les synapses sont des zones d’échanges d’informations entre les neurones.

Les neurones sont unis entre eux par des milliers de connexions synaptiques.

 

L’information échangée est une forme chimique du message.

Des substances chimiques (neurotransmetteurs) sont sécrétées et se lient à des récepteurs spécifiques.

Il existe deux types de synapses : Synapse chimique : majoritaire, utilise les neurotransmetteurs pour transmettre l’information. Synapse électrique : signal transmit électriquement

Le nombre inimaginable de ces synapses multiplient extraordinairement les différentes configurations du cerveau. C’est ce qui rend chaque individu unique, potentiellement imprévisibles et surprenants.

 

 

Il existe de nombreuses maladies du cerveau : Alzheimer, épilepsie, Parkinson, sclérose en plaques …

Dans les maladies, comme l’Alzheimer, des neurotransmetteurs les plus impliquées dans la mémoire sont insuffisants, ou inexistants (glutamate, GABA, acétylcholine).

 

La théorie du cerveau à 3 étages, du docteur P. Mc Lean, nous donne une imagerie des fonctions du cerveau. Chaque partie du cerveau est superposé au précédent.

 

Le cerveau reptilien : ou Reptilien primitif. Cette partie comprend le tronc cérébral, le cerveau médian, les ganglions de base et le système d’activation du réseau des fibres nerveuses.

Ce cerveau est dirigé par l’instinct.

Il contient le savoir ancestral de l’espèce et une partie du système involontaire.

 

Le cerveau limbique : ou Mammifère. Cette partie encercle le cerveau primitif.

C’est le siège des émotions.

Il contrôle le système nerveux autonome du corps et enregistre le système de récompenses et de punitions.

Le système limbique est la partie du corps la mieux alimentée, en sang.

Il règle l’alimentation, le sommeil, la marche, la température du corps, les équilibres chimiques,  le rythme cardiaque, la tension artérielle, les hormones, l’activité sexuelle et les émotions.

Il est le centre du plaisir, de la faim, de la soif, de l’agressivité et de la colère.

Il contribue au développement de nos connaissances et a à un rôle dans le transfert des informations reçues vers la mémoire.

(3 systèmes de mémoire : très court terme (≤ 1seconde) ; court terme (environ  15 sec.) et  long terme (sans limite de temps) ;

 

Le néocortex : la calotte pensante. C’est une masse grise d’aspect plissé.

Il a évolué avec une extraordinaire rapidité pour produire l’Etre Humain d’aujourd’hui.

Le néocortex est anatomiquement, divisé en deux moitiés, hémisphère gauche et hémisphère droit. (Hémisphères corticaux)

 

Il concerne les perceptions physiques (sens et contrôle moteur..).

 

Hémisphère gauche : c’est le côté rationnel.  Centre principal du langage, du calcul et de l’analyse. La résolution des problèmes se base sur des faits analytique, logique.

Hémisphère droit : Sorte d’intuition qui travail à la recherche. Pour comprendre, l’hémisphère doit cherche des images, des concepts, des modèles, des sons et des mouvements pouvant être synthétisés en une perception intuitive globale. .

 

 

Il y a un lien entre le mode de connaissance, la nature de l’étude et le style d’acquisition.

Le cerveau, avec ses deux hémisphère, est fait pour traiter différemment mais de façon complémentaire l’information.

 

L’importance est équivalente concernant les deux hémisphères pour le traitement de l’information, tous deux sont nécessaires pour un résultat efficace.

Il est important de comprendre cet aspect. Les deux hémisphères doivent être traités, aucun ne doit être négligé.

On peut voir les conséquences dans l’apprentissage, lorsqu’il y a une discordance entre le mode d’apprentissage, la façon dont l’information est transmise. (Différences de préférences dans le mode d’acquisition des connaissances)

 

Les deux traitements sont donc inséparables pour un développement harmonieux de l’esprit.

 

Nous savons donc que le cerveau reçoit les informations dans un système vaste et complexe de connexions neuronales.

Le traitement de l’information est une partie essentielle de l’interprétation du cerveau, en effet, il s’agit du résultat découlant du stimulus.

Comprendre le processus de traitement nous donne une indication primordiale à la perception que nous avons de notre réalité.

 

Le Traitement de l’information

Le cerveau se réfère aux informations de la mémoire pour donner du sens.

 

Lorsque l’information lui parvient, le cerveau cherche à lui donner un sens, à l’identifier.

Il va comparer l’information avec les informations en mémoire.

Il détermine si l’information est une copie ou s’il s’agit d’une information nouvelle.

 

Le cerveau filtre les informations car il ne pourrait pas traiter l’intégralité des informations qui pourraient lui parvenir.

Il sélectionne les informations représentant un intérêt et possédant un certain degré de nouveauté.

 

Pour chaque information et le résultat qui lui est associé, le cerveau constitue une sorte de fiche. Telle une base de données, alimentée et mise à jour, chaque fois qu’une information améliore ou complète, une précédente.

Progressivement le cerveau établie une fiche mentale, de plus en plus complète et donc de plus en plus fiable.

 

Le cerveau puise donc dans les informations récoltées précédemment pour interpréter un fait. Si le cerveau, constitue progressivement une fiche mentale et l’utilise pour traduire une information, la construction de cette fiche peut nous enseigner sur le degré de fiabilité de cette analyse finale. 

La nouvelle information est comparée à de précédentes informations qui apparaissent comme des témoignages pouvant être complémentaires à l’information (témoignage oculaire pour apprécier une information gustative)…

 

 

Chaque perception renvoi à un objet, à un évènement possédant chacun un certain nombre de caractéristiques. Ainsi, nous recueillons différentes informations pour le traitement d’une seule information.

Chaque élément de l’information est important dès lors qu’il peut être mis en relation avec d’autres. (Comme pour construire un puzzle, une pièce isolée n’est d’aucune utilité si elle ne peut pas être mise en rapport avec les autres pièces.)

 

De la même façon, le cerveau met chaque information isolée en relation avec d’autres afin de lui donner un sens. L’information est donc enrichie, la représentation qui en résulte est moins floue et plus compréhensible.

 

La constitution de ces fiches a pour objectif de fournir l’interprétation la plus juste, la plus fiable.

Nous savons que le cerveau se base sur des éléments stockés en mémoire pour apprécier une information.

 

La mémoire

C’est une fonction qui permet de capter, coder, conserver et restituer les stimulations perçues. Il existe plusieurs formes de mémoires, basées sur les forces de connexions entre les neurones. Chacune est localisée dans une zone particulière du cerveau et dispose d’une nature propre.

 

On peut distinguer la Mémoire sensorielle : extrêmement brève, elle correspond au temps de perception d’un stimulus par l’un des organes sensoriels. (Entre 300 et 500 millisecondes pour la mémoire visuelle (iconique)). C’est la combinaison des différentes perceptions  qui permet l’identification de l’information.

 

La Mémoire à court terme : Mémoire du travail. Elle est sollicitée en permanence. Il s’agit de la mémoire immédiate, qui nous permet de retenir une information pendant une durée allant de 1 à 10 secondes environ.

 

Les mémoires sensorielle et à court terme effacent les données après leur traitement.

 

 La Mémoire à long terme : Elle stocke les informations pendant une très longue période, pouvant s’étendre à la vie entière.  La mémoire à long terme contient nos souvenirs, nos apprentissages… toute notre histoire. L’ensemble des informations stockées dans le cerveau est contenu dans la mémoire à long terme.

 

Le processus de la mémoire s’étale dans le temps.

En effet, les différentes zones sollicitées lors de la mémorisation d’un élément sont activées plus ou moins intensément dans le temps.

Par exemple, pour la mémorisation d’une image, les aires visuelles sont activées, puis leur activation est progressivement diminuée pour se transférer dans la zone frontale.

La mémoire ne se présente pas comme un réservoir où les informations sont stockées, elles sont aussi organisées et régis par des systèmes qui fonctionnent en relation permanente.

On distingue ainsi les mémoires : épisodique et sémantique, et les mémoires : procédurale et déclarative.

 

La mémoire épisodique : Elle permet de se souvenir des évènements, des noms, des dates et des lieux propres à l’individu. Il s’agit d’informations spécifiques dans le temps et l’espace. (Une personne, un endroit)

Elle sollicite, principalement, l’hippocampe, le thalamus et le cortex préfrontal.

 

La mémoire sémantique : Elle concerne les concepts, le sens des mots et des symboles. (Le moment et le mode d’acquisition de l’information sont inconnus mais l’information est reconnue, par exemple lors de la lecture d’un texte nous assimilons sans le savoir des tas d’informations).

Elle met en jeu le néocortex.

 

La mémoire lexicale concerne la forme des mots, l’aspect et la prononciation. La mémoire verbale est le terme regroupant la mémoire lexicale et la mémoire sémantique.

 

La mémoire procédurale : C’est le savoir faire. Elle sert à réaliser des opérations complexes, souvent motrices (conduire, faire du vélo…). C’est la mémoire des habilités motrices, probablement stockée en grande partie dans les systèmes moteurs du cerveau (cortex moteur et pré moteur) et dans le cervelet.  Elle résulte souvent d’une technique d’apprentissage répétitif (apprendre « par cœur »)

Elle implique les corps striés et le cervelet.

 

La mémoire déclarative : C’est le savoir dire. Elle permet d’évoquer de façon consciente des souvenirs sous forme de mots.

Elle sollicite, principalement, l’hippocampe.

L’hippocampe joue doc un rôle essentiel. Il est situé au cœur du cerveau et assure la mise en relation des informations stockés en différents zones cérébrales.

Son intervention est, par exemple, nécessaire pour faire passer les souvenirs de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme.

 

 

L’Hippocampe

Au cœur du système d’acquisition de l’information.

 

Il est étroitement connecté aux structures voisines et adjacentes : subiculum, girus para-hippocampique, le cortex sous jacent à l’amygdale, deux groupes de noyaux thalamiques, les corps mamillaires, le cortex rétrosplénial…

 

L’hippocampe est impliqué dans le traitement des propriétés statistiques d’une récompense. En effet, il code le degré d’incertitude (liée à cette obtention ou non). 

Il agit comme un signal d’alerte qui permet au sujet, à l’individu, d’augmenter sa vigilance ou son attention.

 

L’hippocampe émet un signal transitoire dont l’amplitude varie avec le degré de probabilité d’obtention du résultat, de la récompense.

 

 

Perception de l’incertitude…

Les neurones dopaminergiques codent l’incertitude par un signal soutenu émis pendant l’attente de la récompense. Ce signal émis par les neurones facilite la motivation et l’exploration.

Le signal de l’hippocampe dirige l’attention vers la conséquence.

 

Un souvenir est stocké dans un réseau de plusieurs milliers, millions de neurones connectés les uns aux autres.

(en vert neurones dopaminergiques)

Les facultés de conservation des informations de notre cerveau sont prodigieuses.

 

Mais le cerveau est organisé pour éliminer tout ce qui peut encombrer inutilement ou lorsque le traitement n’a pas abouti.

Pour retrouver une information dans la masse de données de la mémoire sémantique, il est nécessaire au cerveau d’ « étiqueter » correctement chaque information, chaque souvenir.

 

Des psychanalystes ont montrés que les oublis ont parfois une cause affective.

En effet, un oubli est associé à des évènements, des intentions, tout un tas d’éléments portant un degré de stress ou de désagrément. L’oubli est alors une sorte de protection pour l’individu.

 

Cependant, si le cerveau sélectionne certaines informations afin d’éviter un engorgement du réseau d’informations, il faut comprendre les frontières du mécanisme.

 

 

L’Etre Humain dispose d’un système complexe lui permettant de discerner son environnement, dans un ensemble.

Pour vivre dans ce monde, l’Homme doit construire une représentation de son environnement, aussi fidèle que possible…

Cette représentation lui est nécessaire car elle lui permet de s’orienter… de se déplacer, de vivre, survivre

 

Mais dans le processus de perception, allant de la réception jusqu’à la réponse associée, l’accès à l’information est limité et la perception est relative, ce qui remet en question la fiabilité de nos perceptions.

Les limites du système de perception…

La fiabilité de nos perceptions remise en cause.

(Accès article,)

à suivre ....3-Reflets du monde réel…

 

 

 

 

 

 

Commentaires (2)

1. Thierry 16/06/2012

Passionnant, oui; bien rédigé, oui... mais complet, alors pas du tout. Il y a une dizaine d'autres perceptions sensorielles plus ou moins mal ou pas utilisées par l'être humain:
perception de l'espace, sens de l'orientation, équilibre; perception du temps; prescience, intuition, instinct; télékinésie; télépathie; perception mnésique, émotion; perception de la conscience universelle... J'en passe certainement.

2. Sandrine (site web) 03/09/2011


Passionnant, complet et bien rédigé.
Je garde le lien dans mes favoris.
Merci !

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